La participation des jeunes dans les processus politiques et civiques

La jeunesse est un art, disait Oscar Wilde. Cette affirmation laisse clairement percevoir l’aptitude, la maîtrise et la capacité à se prendre dans les situations et les circonstances de vie. La fonction et surtout les charges que possèdent les jeunes sont délicates. Les jeunes d’aujourd’hui s’engagent dans une logique importante de préservation des valeurs sociales, politiques et culturelles. 

Au pays de Toumaï, cette dynamique des jeunes se caractérisent dans leur participation dans les processus politiques et civiques. Ils ne croisent pas les bras. Ils militent au sein des partis et collaborent aux initiatives de développement.

Les jeunes sont présents dans tous les aspects. Réunis en association et groupement, ils effectuent des activités entrant dans les domaines sanitaires (hygiène, assainissement, nutrition).

Pour Martyn Barrett, Professeur émérite de psychologie à l’Université de Surrey, au Royaume-Uni, les études sur la citoyenneté mondiale en sont encore à leurs débuts. Toutefois, elles ont révélé que les jeunes qui sont ouverts sur le monde sont plus susceptibles :

  •  De s’investir dans des relations, de coopérer, d’interagir et d’engager un dialogue entre les cultures;
  • D’accepter les différences culturelles, les politiques et d’apprécier la diversité culturelle ;
  • De soutenir les droits de l’homme et les besoins humanitaires et d’être prêts à contribuer aux secours humanitaires internationaux ;
  • De se soucier de l’environnement et de mener des actions environnementales.

Au Tchad, les jeunes se sont démarqués par leur brillant apport dans le référendum constitutionnel déroulé en décembre dernier. Ils étaient déterminés à œuvrer en faveur de la paix. Les jeunes sont soutenus en partie par le gouvernement.

Selon les études menées par l’ONG Plan International France, partout dans le monde, la représentation des jeunes dans la sphère politique et citoyenne demeure insuffisante malgré des signes encourageants. Bien que l’engagement des jeunes soit en augmentation dans des causes qui leur tiennent à cœur, telles que l’environnement, les droits humains et l’égalité sociale, certains défis continuent de limiter leur pleine participation. 

Les jeunes issues de milieux défavorisés, privées d’une éducation de qualité ou confrontées à un emploi précaire et/ou informel voire au chômage, peuvent se sentir exclues ou marginalisées dans les processus politiques traditionnels.

628 millions de jeunes de 15 à 24 ans, sont sans emploi, sans formation et sans éducation, la majorité étant des filles. Aussi les obstacles tels que les barrières socio-économiques et les discriminations de genre, d’origine ou de handicap entravent leur participation et leur autonomisation en tant que citoyennes.

Pourtant, il est capital de reconnaître le rôle essentiel que les jeunes ont à jouer dans la lutte contre les stéréotypes de genre et dans la construction d’un avenir durable. Les structures politiques actuelles doivent donc s’engager à prendre véritablement en compte les préoccupations et les perspectives des jeunes en les incluant dans les processus décisionnels. C’est en donnant aux jeunes les moyens de s’engager activement et de participer au façonnement de politiques publiques qui les concernent, que nous pourrons créer ensemble, un monde plus juste et durable.

 

Amine Badjoury Abbanou

Comments (2)

  1. Abgoudja Mahamat Oumar

    says juillet 09, 2024 at 6:56 am

    Intéressant

  2. Hamid MOUMINE DJIMET

    says juillet 11, 2024 at 6:11 am

    Très belle analyse mon frère !

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